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Jeudi 23 septembre, à bord de la
péniche "Le vaisseau fantôme " amarrée
Quai de seine, a eu lieu un concert, on ne peut plus original.

Musette Baroque, Cabrette, Vieille, Cornemuse et Tambour se sont
donnés rendez-vous pour une soirée inoubliable. Les
aficionados étaient tous là pour écouter leurs
instruments préférés et les vedettes du soir.
Dominique Paris, François Lazarevic, Julien Barbance, Jacques
Lafranchi ont, tour à tour, animé un petit bal sympa
comme on les aime. Le groupe Trad'ouir était aussi de la
fête.
Une péniche ? Oui, c'était bien le lieu. Cinq mètres
de large, Trente mètres de longueur de cale, il y avait de
quoi danser quelques bourrées endiablées.

Le sol était rustique
et un certain tangage à l'intérieur nous poussait
vers le côté quai. La péniche ne bougeait pas.
Mais quel était donc ce mystère pour nous qui n'avions
rien bu de la soirée ? Il est des bizarreries que l'on met
du temps à comprendre.
La solution était à l'extérieur. Quelques amarres
trop serrées tiraient le navire du côté du quai
et le faisaient pencher ! C'est une drôle de sensation que
de danser sur un sol qui penche. Ainsi, nous avons eu le privilège
de danser des valses à deux temps.
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Surprenant et incongrus
pour un danseur mais situation courante pour un batelier. En effet,
le premier temps était le temps " rapide " celui
où l'on descendait la pente, le deuxième temps était
le temps " pénible ", celui où l'on devait
remonter ce qu'on avait descendu.

Entre les deux, il y avait
un virage à prendre. Il s'en est fallu de peu que l'on se
retrouve sur les genoux d'une spectatrice au repos !
Une belle prestation a été donné par le duo
d'un soir Dominique Paris et François Lazarevic.
Un ensemble de deux musettes Baroques, jouant ensemble chant et
contre-chant c'est assez rare pour être souligné. Je
suis prêt à parier que ce jeudi 23 septembre vers les
21 heures seules deux musettes sonnaient sur la planète terre.

Ils étaient deux,
nous sommes six milliards, il y avait une chance sur 3 milliards
d'entendre un joueur de cette envergure.
Seule au monde dans une salle pleine, c'est un comble ! Un joli
son, doux et discret sort de ces " Cornemuses " venues
d'un temps où la cour du roi de France s'amusait dans ses
salons.
Nos deux compères étant multi-instrumentistes, ils
prirent plaisir pour le bonheur de tous , de sortir les Cabrettes.
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Une valse à Florin
nous mis en jambes suivie d'une suite de Mazurkas, de Polkas et
bien sur, des fameuses Bourrées toniques. Quand les médailles
d'or se mettent à jouer ensemble, ça déménage
dur dans les péniches !
Il n'y avait pas de quoi la faire couler mais les poissons et les
poissonnes environnants ont du être bien perturbés.
Sûre, il y a eu du frétillement dans les algues.
Une toute autre belle prestation a été donné
par les deux amis cornemuseux : Jacques Lafranchi et Julien Barbance.

Tous deux ont excellés
dans leur répertoire Centre-Bourbonnais.
Julien nous a fait une démonstration de Violon des plus dansables
avec son autre compère Cédric Hergault au tambour.
Les bourdons des cornemuses n'en pouvaient plus, ils ne demandaient
qu'à s'envoler !!! Ce qui ne manqua pas de se produire.

Le troisième relais
fut pris par le groupe Trad'ouir composé de Gérard
Riou à l'Accordéon diatonique, de Marc Riou aux percussions,
Bombarde, Cornemuse 20 pouces, tin et low whistle, de Hervé
Riou à la flute, Cornemuse 14 pouces et de Pierre Riou à
la guitare.
Comme on le voit, c'est toute la famille Riou qui a réjouit
les danseurs de cette soirée.
Par Didier Guérin
1er octobre 2004
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