Soirée Cabrette
à
"La Galoche"

- mars 2007 -

La Galoche renoue avec la tradition...

Retrouver l’ambiance d’une veillée d’autrefois où chacun apporte son savoir, son patrimoine culturel et son talent; tel est l'objectif des viellées musicales organisées par Cabrettes et Cabrettaïres.

C'est le rassemblement de tous les musiciens qui partagent ensemble, une tranche de vie où la Cabrette est reine. On y parle de tout et de rien, mais surtout de Cabrette…


En allant à "La Galoche d'Aurillac", vous êtes en Auvergne et le décor est pittoresque. Sous une voûte de galoches, de jambons, d'instruments aratoires, et autres instruments de musique du pays, vous êtes accueilli par l'Aurillacois Pierre Lage. Pierre Lage, c'est l'authenticité, la générosité, la simplicité, la mise en avant du naturel et des ressources de son pays et comme le veut le cérémonial, c'est lui qui nous servit l'apéritif avant de descendre dans la célèbre et éternelle cave voûtée, mémoire de la musique auvergnate à Paris.

La cave est pleine, la musique peut se déployer. Bourrées, valses mais aussi scottishs polkas et mazurkas se succèdent dans un joyeux mélange de rythmes dansants ou mélancoliques, de sons aigus ou veloutés, d'interprètes presque encore enfants ou d'âge vénérable, de virtuoses et d'autres qui le deviendront sûrement…


Ce soir là, nous étions une petite trentaine et je me souviens d’une harmonie fantastique. Une cascade de notes s’échappait avec grâce, laissant entendre dans son flot une douce mélodie qui s’écoulait au rythme de notre fantaisie du moment. Elle ne manquait pas d’altérations, ardentes mais paisibles.

Chacun y ayant ses propres nuances, ses vibrations personnelles, l’interprétation avait des modulations assez inattendues. C’était sans gravité. Tout restait limpide.

La valeur d’une oeuvre ne réside-t-elle pas dans l’équilibre entre la chaleur de certaines imperfections et la froide théorie technique? L’important, c’est que tous s’accordaient. La musicalité ambiante avait ce ton juste et subtil qui ne peut se créer que dans l’unisson parfaite.

Au milieu de la soirée, c'était la pose et chacun se retrouvait autour d'un copieux buffet préparé par notre ami Pierre pour déguster les bons produits du pays. Et, rien ne met plus en joie un Cabrettaïre que ces recettes qui sentent bon la terre, le terroir, le pays. Aussi, après un "petit canon" qui donne du rose aux joues, la musique reprit ses droits.



A minuit Victor Laroussinie, président de l'association Cabrettes et Cabrettaïres, souffla la bougie comme le doux vent de l'histoire et tout le monde se donna rendez-vous au mercredi 13 juin prochain pour un autre grand moment de rencontre, un temps de retrouvaille, d'amitié et de fraternité.

cabrette.com
Mars 2007

 

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