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Châtel-Guyon est une station thermale au pays brayaud, entourée de verdure et de fleurs, ouverte sur la plaine Limagne. Les habitants de Châtel-Guyon (étymologiquement, le château d'un "certain" Guidon / Guy) sont appelés les Châtelguyonnais ou les Brayauds. Châtelguyon provient du nom de la plus importante place de Guy II, comte d'Auvergne à la fin du 12e siècle.

Tous les petits villages juchés sur les buttes environnantes forment avec Châtel-Guyon le pays brayaud. Le pays brayaud est un ancien pays de vignerons où les viticulteurs produisaient le Manargue, vin du Puy de Dôme.

Brayaud signifie vêtu de brayes ou braies sorte de pantalons qui couvre depuis la ceinture jusqu'aux genoux. Les brayes faisaient partie du costume d'avant 1860 que portaient les vignerons avec un large ceinturon, des guêtres, une veste courte et ses boutons en cuivre, le chapeau à larges bords et les sabots.
Les femmes portaient encore au siècle dernier de longues coiffes qui se prolongeaient jusqu'à la ceinture par deux pans empesés ; les "brayaudes" voletaient autour d'elles quand elles dansaient la bourrée.
Ces costumes sont surtout présents dans les villages de Châtel-Guyon, Saint-Hippolyte, Saint-Bonnet-près-Riom, Davayat et Beauregard.
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La 3e rencontre "Trad Ô
Sources" organisée par le groupe d'Art et Traditions; Les danseurs
Brayauds de Châtel-Guyon, avec le soutien de la mairie de Châtel-Guyon,
s'est déroulée les samedi 2 et dimanche 3 juin 2007. C'est une rencontre
de musiciens et facteurs d'instruments traditionnels. La troisième
édition a été une journée de retrouvailles dans le plaisir de la
musique, le tourbillon des danses et le partage passionné.

La journée du samedi était consacrée à un concert à la Chapelle
des Bains avec "Musique en Montagne" : Dominique Borel, Bernard
Tournaire, Martine et Max Brunie. En soirée, un bal avec Didier
Pauvert et Michel Esbelin était organisé à la salle des fêtes.

Le dimanche, une grande exposition de Facteurs d'instruments était
préparée dans le parc thermal. Entre 11 et 19h, une vingtaine de
stands étaient présents. On pouvait y croiser accordéons, violons,
vielles, nyckelharpes, cornemuses, … et des Cabrettes qui avaient
sorti leur plus belle parure.

L'exposition a réunit de nombreuses
pièces remarquables représentant différentes traditions. La Cabrette
était représenté par Bernard Blanc et l'association Cabrettes et
Cabrettaïres.

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Bernard Blanc est fabricant de cornemuses depuis 1978. Il a commencé
par fabriquer des Cabrettes puisqu'il en jouait avant de s'intéresser
à un autre type de cornemuse : la cornemuse bourbonnaise. La musette
Béchonnet, comme son nom l'indique, a été créée par Joseph Béchonnet
(1821-1900), sabotier de profession, à Effiat, dans le nord du Puy
de Dôme. Cette cornemuse a été la plus employée en Basse Auvergne
entre 1870 et 1930.

Bernard Blanc a fait des études d'ethnomusicologie
à l'Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales ce qui lui confère
une très bonne connaissance de l'histoire des cornemuses et de la
Cabrette en particulier. Son stand montrait des pieds de Cabrette
fabriqués avec différentes essences et des magnifiques cornemuses
incrustées d'étain.

"Cabrettes et Cabrettaïres"
exposait autour de quatre thèmes : la facture, l'enseignement, les
concerts, l'histoire de la Cabrette. Roger Servant, facteur de têtes
et pieds de Cabrette, Jean-Louis Claveyrole facteur de sacs et soufflets
et Victor Laroussinie facteur d'anches présentaient leurs dernières
réalisations et faisaient partager leur passion et leur savoir autour
d'un atelier. Des panneaux didactiques, des témoins des étapes de
fabrication ainsi qu'une documentation variée complétaient l'exposition.
La journée c'est terminée par un bal de clôture où tous les musiciens
étaient conviés.
La chaîne des Puys est toute proche. Boire l'eau de Châtelguyon soigne les troubles digestifs ; pas banals pour un Cabrettaïres…
cabrette.com
Juin 2007
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