| Son
histoire Sous l'impulsion de Jacques Berthier, des
jeunes musiciens se réunissent pour jouer de la Cabrette et partager leurs
connaissances : Jean-Louis Fournier, Roger Aldebert, Christian Boissonnade, Marcel
Marginier et Jo Ayrignac.La première réunion a lieu chez Jacques Berthier. Deux
mois plus tard, la réunion constitutive se déroule à la "Brasserie Henri IV" chez
M. Maragonis. Entre temps, Claude Séguret, Marcel Laval, Georges Soule, Jean Levoltry,
Maurice Pradeyrol, François Hugon et Gilbert Murat les ont rejoint. Marcel
Laval est commissaire de police, Jean Levoltry est l'accordéoniste des Corrèziens
de Paris. Gilbert Murat, élève de Roger Aldebert, est danseur au "Folklore". "Le
Folklore" est une association qui regroupe des danseurs, leur président est M.
Gatagap. La plus part sont des rémouleurs et des blanchisseurs orginaires du Lot.
François Hugon est accordéoniste, il apprend la Cabrette avec Roger Aldebert à
la "Solidarité Aveyronnaise". Maurice Pradeyrol joue de la Cabrette les jeudi
soir, samedi et dimanche rue Aumaire au bal "Les Monédières" avec l'accordéoniste
Cayrel. De temps à autre, Jacques Berthier le remplace avec l'accordéoniste Roger
Capelle. Jo Ayrignac et Jean-Louis Fournier apprennent la Cabrette avec Henri
Chaliès. Le 23 avril 1956, l'association "Cabrettes et
Cabrettaïres" est créée. Jacques Berthier en est le président. Leur dessein commun
est d'oeuvrer pour la sauvegarde et l'illustration de notre précieux patrimoine
instrumental, former de jeunes musiciens et relancer la fabrication de la Cabrette. De
1942 à 1956, quand on voulait apprendre la Cabrette, on se posait deux
questions : où trouver un instrument ? Où trouver un professeur
? Seulement voilà, il n'y a pas de professeur et il est difficile, sinon
impossible, de se procurer une Cabrette; la plupart des grands fabricants (Dufayet,
Costeroste, Amadieu...) ont disparu et peu d'artisans en confectionnent, même
en Auvergne. Le dernier facteur connu est Dufayet. Il arrête la fabrication
en 1938 et décède en 1939. En 1946, la "Société Amicale des Cabrettaïres,
des Viellistes et Accordéonistes du Massif Central" créée en 1923 par Martin Cayla
recense quarante trois Cabrettaïres. A cette époque, la plus part ont disparus
les autres comme Bergheaud, Chaliès, Aribat ou Ladonne sont réticents et rejoindront
l'association un peu plus tard. En 1943, Joseph Lagaly est le seul Cabrettaïre
qui accepte d'enseigner la Cabrette (Pierre Ladonne est prisonnier de guerre).
Il apprend la Cabrette à quelques apprentis comme : Jacques Berthier, Georges
Soule, Maurice Pradeyrol, et quelque fois Marcel Marginier. Pour
assurer sa mission , l'association se structure : François Hugon est chargé
de la fabrication des sacs et des soufflets, René Rouquet de la réalisation
des pieds et des anches. Georges Soule assure l'enseignement. Marcel
et Albert Marginier qui, depuis 1957, effectuent de nombreuses études et
relevés, produisent leur premier pied en 1962. La qualité de fabrication,
la justesse et la sonorité de leurs pieds, en font encore aujourd'hui,
l'un des facteurs les plus fameux. Les réunions
pour jouer ont lieu à "La Galoche d'Aurillac", un petit restaurant
tenu par la famille Bonnet. "La Galoche d'Aurillac" devient le siège
social de l'association et le siège de l'école de Cabrette. Pendant
vingt ans, les Membres de l'Association se retrouvent tous les vendredis pour
partager leur répertoire. "La Galoche d'Aurillac" est plus que
jamais l'antre de la colonie et de la musique auvergnate à Paris...
En 1961, Georges Soule, appelé familièrement "Jojo", préside aux destinées
de l'Association. Il consacre 18 ans de sa vie à l'enseignement et à la promotion
de la Cabrette à Paris comme en Province. Tous les responsables et animateurs
d'Amicales lui doivent beaucoup. Aujourd'hui nombreux sont ceux qui se réfèrent
à son école et à son enseignement. Tous les jours, sa Cabrette dans sa serviette,
"Jojo" s'en va de Paris à Rueil, de Clamart à Créteil, donner à ses élèves l'heure
de leçon hebdomadaire gratuite ; quatre ou cinq par jour, une quinzaine par semaine.
A domicile. Qui aujourd'hui peut se vanter d'en faire autant ? En tout, il a formé
quatre vingt quatre élèves dont Louis Rispal. Son premier élève, en 1946, est
Roger Aldebert. - Il est dommage que certaines personnes ayant effectué
des recherches et rédigé des récits ignorent ou ne mentionnent
pas ces faits. - Il organise le premier concours National
de Cabrette en 1961 et crée la récompense " Médaille
d'Or" en 1967 ; le niveau augmente, année après année,
aussi bien dans la qualité des interprétations que dans le choix
des morceaux. Le samedi 28 septembre 1968, le banquet
des Cabrettes qui ouvre le grand défilé des banquets amicalistes,
réunit plus d'une centaine de convives. Jojo réunit autour de lui
des vedettes prestigieuses de la Cabrette, de la vielle, et de l'accordéon
: Marcel Bernard, Jean Ségurel, Adolphe Deprince, René Remise. Melle
Françoise Thoumieux est Pastourelle de la Ligue et Henri Chaliès
reçoit ce jour là la médaille du Mérite Amicaliste.
En 1970, il crée une section accordéon
animé par pierre Roux. René Joly lui succédera en 1973. Cette
année là, Jean Marginier, frère d'Albert et de Marcel, contribue
aux desseins de l'association en se chargeant de la fabrication des sacs et des
soufflets puis des anches. Bien entendu, selon la tradition, tout est fait main.
L'excellence de la fabrication en fait encore aujourd'hui une référence.
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Le
Président Victor LAROUSSINIE lors du banquet annuel -
6 octobre 2001 - |
| En 1971, Georges Soule,
crée le Stage de Cabrette de Saint Flour. Dès lors, il y a un renouveau,
un intérêt grandissant pour cet instrument, à une époque
où les guitares électriques prennent le pas sur les instruments
traditionnels. En 1976, parallèlement au stage
de vielle qui existe depuis 1969 sous la direction de Gaston Remise, G. Soule
dirige le premier stage de Cabrette de Confolens. Le
samedi 24 janvier 1976, accompagné de Louis Bonnet, secrétaire général
de la Ligue Auvergnate et de quatorze pastourelles, il a le privilège d'offrir
une Cabrette de facture Marginier à Monsieur Valéry Giscard d'Estaing
Président de la République Française pour son cinquantième
anniversaire. Georges Soule décède en 1979.
C'est son plus proche collaborateur Marcel Marginier qui lui succède. Marcel
Marginier est avec ses frères l'un des plus anciens et des plus fameux
facteurs de Cabrette. Ils font partie de la grande lignée des fabricants.
Leurs instruments sont très connus et très appréciés. |
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En 1980, l'association participe à la "Rencontre des Ménestriers"
à Saint Chartier dans l'Indre. Marcel Marginier réalise l'exploit
de faire jouer dix huit Cabrettes à l'unisson. La presse locale en fera
l'écho d'une première mondiale !
Dès
cette année là, pour prévenir à l'émergence
d'ambitions personnelles qui pourrait nuire à la vocation et à la
philosophie de l'association, Marcel Marginier décide d'amorcer l'entrée
de l'association au sein de la Ligue Auvergnate et du Massif Central pour conserver
l'unité et l'indépendance de Cabrettes et Cabrettaïres. Au
sein de l'association, les avis sont partagés. Son successeur parachèvera
le travail. Sa passion pour la Cabrette, le pousse à
faire évoluer l'instrument dans l'interprétation des morceaux. Il
demande à René Joly de réaliser des arrangements à
plusieurs voix afin de pouvoir les jouer à plusieurs Cabrettes. Le résultat
est étonnant et confirme que la Cabrette est un instrument de musique à
part entière. Marcel Marginier quitte l'association
en 1984. Il décèdera en novembre 1985. La présidence est
confiée à Guy Letur, président en exercice. |
Les 4 Présidents successifs : (de gauche
à droite) Georges SOULE,
Marcel MARGINIER, Guy LETUR et (au milieu dernier
rang) Victor LAROUSSINIE (actuel
Président) - Banquet 1975 -
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Les activités de l'Association s'affinent et s'étoffent.
Celles-ci
permettent d'assurer l'enseignement de la Cabrette, de l'Accordéon, et
de la Vielle par des cours bimensuels. Plus structurés, les cours sont
individuels pour un meilleur apprentissage de la technique instrumentale. Ils
répondent à une demande d'enseignement couvrant un large champ pédagogique,
s'étendant des enseignements initiaux au perfectionnement, à la
découverte des sonorités et des techniques de nos Maîtres,
mais aussi l'interprétation contemporaine de l'instrument. L'association
met gratuitement à disposition des nouveaux élèves un instrument
qui leur permettra de suivre les cours sans avoir à investir immédiatement
dans l'achat d'un instrument. Le stage de Cabrette de
Saint Flour perdure et prend un essor considérable. Il accueille plus de
quatre vingt participants durant une semaine en pension complète. Il y
intègre l'enseignement de la Vielle et de l'Accordéon. Il est accessible
à tous les niveaux. Guy Letur crée les
"Veillées Cabrettes" qu'il organise tous les deux mois. Ces veillées
permettent d'écouter de jeunes talents et de danser la bourrée.
La soirée se termine autour des produits de "La Galoche d'Aurillac"
que l'on déguste avec son "Laguiole" sans oublier le verre de
l'amitié. Le Concours National de Cabrette de Paris, organisé
tous les trois ans prend un nouvel envol ; avec le soutien de la "Ligue Auvergnate
et du Massif Central", il réunit plus de soixante candidats venus
de tous horizons et de tous âges. En 1996, il relance
les soirées où les musiciens se retrouvent pour partager leur répertoire
à "La Guinguette Auvergnate" chez Jean-Pierre Vic, 19, avenue
Choisy 94190 Villeneuve Saint Georges. Ces rencontres ont lieu tous les premiers
vendredis de chaque mois. En mai 1997, il organise un
stage de Cabrette, d'Accordéon, et de Vielle en région parisienne.
Aménagé sur un week-end en pension complète, il rassemble
une quarantaine de participants. La formule a plu et s'est renouvelée.
C'est le 14 août 1998, que naît la première
fête de la musique auvergnate à Pierrefort. Guy Letur veut rassembler
et créer un lien d'amitié entre les musiciens de Paris et ceux du
pays. C'est un vrai succès ; il réunit sur scène plus de
cent vingt musiciens ! Quatre cent cinquante convives assistent au banquet. Depuis,
l'expérience se renouvelle tous les ans, avec le même engouement
et la même réussite. Guy Letur participe
activement aux réunions de la Commission du folklore et du Comité de la Ligue
Auvergnate et du Massif Central pour défendre notre folklore qui est toute sa
vie. Le Banquet annuel connaît un succès grandissant.
Au cours de l'assemblée générale du 3 mars 2006, Guy Letur Guy Letur confirme
sa décision de remettre son mandat de Président et du bureau après 22 années d'un
dévouement sans faille. Grâce à son dynamisme et à son abnégation, il a su amener
l'association à un niveau jamais égalé. Aujourd'hui
l'association Cabrettes et Cabrettaïres, sous la direction de Victor Laroussinie,
comprend trois cent sociétaires et enseigne la Cabrette à une quarantaine d'élèves.
La fabrication des pieds de Cabrette, sacs, soufflets et anches est assurée par
Roger Servant, Jean-Louis Claveyrole et Victor Laroussinie. L'œuvre
de "Cabrettes et Cabrettaïres" est comparable à un iceberg dont on ne voit qu'une
faible partie lors des manifestations culturelles.
On peut dire, sans exagérer et dans la plus grande étendu du terme, que l'association
"Cabrettes et Cabrettaïres" est l'unique conservatoire de la Cabrette dans le
monde. cabrette.com
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Rencontre avec Jacques Berthier, Roger Aldebert (Fondateurs), Guy Letur et Victor
Laroussinie (Actuel Président)
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Eté 2003 -
Albert et Jean Marginier
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Eté 2003 -
Jeannot Bonnet - Mai 2005 -
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