Cabrettes et Cabrettaïres
Association régie par la loi 1901, déclarée le 23 avril 1956
Agrée au Ministère de l'Education Nationale en tant que "Société d'Education Populaire" le 12 juin 1959
Association reconnue d'Intérêt Général le 26 août 2010
Filiale de la Ligue Auvergnate et du Massif Central
www.cabrettesetcabrettaires.com

| Son histoire
Sous l'impulsion de Jacques Berthier, des jeunes musiciens se réunissent pour jouer de la Cabrette et partager leurs connaissances : Jean-Louis Fournier, Roger Aldebert, Christian Boissonnade, Marcel Marginier et Jo Ayrignac.La première réunion a lieu chez Jacques Berthier. Deux mois plus tard, la réunion constitutive se déroule à la "Brasserie Henri IV" chez M. Maragonis. Entre temps, Claude Séguret, Marcel Laval, Georges Soule, Jean Levoltry, Maurice Pradeyrol, François Hugon et Gilbert Murat les ont rejoint. Marcel Laval est commissaire de police, Jean Levoltry est l'accordéoniste des Corrèziens de Paris. Gilbert Murat, élève de Roger Aldebert, est danseur au "Folklore". "Le Folklore" est une association qui regroupe des danseurs, leur président est M. Gatagap. La plus part sont des rémouleurs et des blanchisseurs orginaires du Lot. François Hugon est accordéoniste, il apprend la Cabrette avec Roger Aldebert à la "Solidarité Aveyronnaise". Maurice Pradeyrol joue de la Cabrette les jeudi soir, samedi et dimanche rue Aumaire au bal "Les Monédières" avec l'accordéoniste Cayrel. De temps à autre, Jacques Berthier le remplace avec l'accordéoniste Roger Capelle. Jo Ayrignac et Jean-Louis Fournier apprennent la Cabrette avec Henri Chaliès. Le 23 avril 1956, l'association "Cabrettes et Cabrettaïres" est créée. Jacques Berthier en est le président. Leur dessein commun est d'oeuvrer pour la sauvegarde et l'illustration de notre précieux patrimoine instrumental, former de jeunes musiciens et relancer la fabrication de la Cabrette. De 1942 à 1956, quand on voulait apprendre la Cabrette, on se posait deux questions : où trouver un instrument ? Où trouver un professeur ? Seulement voilà, il n'y a pas de professeur et il est difficile, sinon impossible, de se procurer une Cabrette; la plupart des grands fabricants (Dufayet, Costeroste, Amadieu...) ont disparu et peu d'artisans en confectionnent, même en Auvergne. Le dernier facteur connu est Dufayet. Il arrête la fabrication en 1938 et décède en 1939. En 1946, la "Société Amicale des Cabrettaïres, des Viellistes et Accordéonistes du Massif Central" créée en 1923 par Martin Cayla recense quarante trois Cabrettaïres. A cette époque, la plus part ont disparus les autres comme Bergheaud, Chaliès, Aribat ou Ladonne sont réticents et rejoindront l'association un peu plus tard. En 1943, Joseph Lagaly est le seul Cabrettaïre qui accepte d'enseigner la Cabrette (Pierre Ladonne est prisonnier de guerre). Il apprend la Cabrette à quelques apprentis comme : Jacques Berthier, Georges Soule, Maurice Pradeyrol, et quelque fois Marcel Marginier. Pour assurer sa mission , l'association se structure : François Hugon est chargé de la fabrication des sacs et des soufflets, René Rouquet de la réalisation des pieds et des anches. Georges Soule assure l'enseignement. Marcel et Albert Marginier qui, depuis 1957, effectuent de nombreuses études et relevés, produisent leur premier pied en 1962. La qualité de fabrication, la justesse et la sonorité de leurs pieds, en font encore aujourd'hui, l'un des facteurs les plus fameux. Les réunions pour jouer ont lieu à "La Galoche d'Aurillac", un petit restaurant tenu par la famille Bonnet. "La Galoche d'Aurillac" devient le siège social de l'association et le siège de l'école de Cabrette. Pendant vingt ans, les Membres de l'Association se retrouvent tous les vendredis pour partager leur répertoire. "La Galoche d'Aurillac" est plus que jamais l'antre de la colonie et de la musique auvergnate à Paris...
En 1961, Georges Soule, appelé familièrement "Jojo", préside aux destinées de l'Association. Il consacre 18 ans de sa vie à l'enseignement et à la promotion de la Cabrette à Paris comme en Province. Tous les responsables et animateurs d'Amicales lui doivent beaucoup. Aujourd'hui nombreux sont ceux qui se réfèrent à son école et à son enseignement. Tous les jours, sa Cabrette dans sa serviette, "Jojo" s'en va de Paris à Rueil, de Clamart à Créteil, donner à ses élèves l'heure de leçon hebdomadaire gratuite ; quatre ou cinq par jour, une quinzaine par semaine. A domicile. Qui aujourd'hui peut se vanter d'en faire autant ?
En tout, il a formé quatre vingt quatre élèves dont Louis Rispal. Son premier élève, en 1946, est Roger Aldebert. Il est dommage que certaines personnes ayant effectué des recherches et rédigé des récits ignorent ou ne mentionnent pas ces faits.
Il organise le premier concours National de Cabrette en 1961 et crée la récompense " Médaille d'Or" en 1967 ; le niveau augmente, année après année, aussi bien dans la qualité des interprétations que dans le choix des morceaux.
Le samedi 28 septembre 1968, le banquet des Cabrettes qui ouvre le grand défilé des banquets amicalistes, réunit plus d'une centaine de convives. Jojo réunit autour de lui des vedettes prestigieuses de la Cabrette, de la vielle, et de l'accordéon : Marcel Bernard, Jean Ségurel, Adolphe Deprince, René Remise. Melle Françoise Thoumieux est Pastourelle de la Ligue et Henri Chaliès reçoit ce jour là la médaille du Mérite Amicaliste.
En 1970, il crée une section accordéon animé par pierre Roux. René Joly lui succédera en 1973. Cette année là, Jean Marginier, frère d'Albert et de Marcel, contribue aux desseins de l'association en se chargeant de la fabrication des sacs et des soufflets puis des anches. Bien entendu, selon la tradition, tout est fait main. L'excellence de la fabrication en fait encore aujourd'hui une référence.
Stage de cabrette de St Flour
-23 au 29 mars 1975 -
Stage de cabrette de St Flour
- 20 au 27 mars 1976 En 1980, l'association participe à la "Rencontre des Ménestriers" à Saint Chartier dans l'Indre. Marcel Marginier réalise l'exploit de faire jouer dix huit Cabrettes à l'unisson. La presse locale en fera l'écho d'une première mondiale ! Dès cette année là, pour prévenir à l'émergence d'ambitions personnelles qui pourrait nuire à la vocation et à la philosophie de l'association, Marcel Marginier décide d'amorcer l'entrée de l'association au sein de la Ligue Auvergnate et du Massif Central pour conserver l'unité et l'indépendance de Cabrettes et Cabrettaïres. |
Le Président Victor LAROUSSINIE
Le Conseil d'Administration
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Au sein de l'association, les avis sont partagés. Son successeur parachèvera le travail.
Sa passion pour la Cabrette, le pousse à faire évoluer l'instrument dans l'interprétation des morceaux. Il demande à René Joly de réaliser des arrangements à plusieurs voix afin de pouvoir les jouer à plusieurs Cabrettes. Le résultat est étonnant et confirme que la Cabrette est un instrument de musique à part entière. Marcel Marginier quitte l'association en 1984. Il décèdera en novembre 1985. La présidence est confiée à Guy Letur, président en exercice.
La Galoche d'Aurillac
(41, rue de Lappe à Paris)
Les activités de l'Association s'affinent et s'étoffent. Celles-ci permettent d'assurer l'enseignement de la Cabrette, de l'Accordéon, et de la Vielle par des cours bimensuels. Plus structurés, les cours sont individuels pour un meilleur apprentissage de la technique instrumentale. Ils répondent à une demande d'enseignement couvrant un large champ pédagogique, s'étendant des enseignements initiaux au perfectionnement, à la découverte des sonorités et des techniques de nos Maîtres, mais aussi l'interprétation contemporaine de l'instrument. L'association met gratuitement à disposition des nouveaux élèves un instrument qui leur permettra de suivre les cours sans avoir à investir immédiatement dans l'achat d'un instrument. Le stage de Cabrette de Saint Flour perdure et prend un essor considérable. Il accueille plus de quatre vingt participants durant une semaine en pension complète. Il y intègre l'enseignement de la Vielle et de l'Accordéon. Il est accessible à tous les niveaux. Guy Letur crée les "Veillées Cabrettes" qu'il organise tous les deux mois. Ces veillées permettent d'écouter de jeunes talents et de danser la bourrée. La soirée se termine autour des produits de "La Galoche d'Aurillac" que l'on déguste avec son "Laguiole" sans oublier le verre de l'amitié. En 1996, il relance les soirées où les musiciens se retrouvent pour partager leur répertoire à "La Guinguette Auvergnate" chez Jean-Pierre Vic, 19, avenue Choisy 94190 Villeneuve Saint Georges. Ces rencontres ont lieu tous les premiers vendredis de chaque mois. En mai 1997, il organise un stage de Cabrette, d'Accordéon, et de Vielle en région parisienne. Aménagé sur un week-end en pension complète, il rassemble une quarantaine de participants. La formule a plu et s'est renouvelée.C'est le 14 août 1998, que naît la première fête de la musique auvergnate à Pierrefort. Guy Letur veut rassembler et créer un lien d'amitié entre les musiciens de Paris et ceux du pays. C'est un vrai succès ; il réunit sur scène plus de cent vingt musiciens ! Quatre cent cinquante convives assistent au banquet. Depuis, l'expérience se renouvelle tous les ans, avec le même engouement et la même réussite. Guy Letur participe activement aux réunions de la Commission du folklore et du Comité de la Ligue Auvergnate et du Massif Central pour défendre notre folklore qui est toute sa vie. Le Banquet annuel connaît un succès grandissant. Au cours de l'assemblée générale du 3 mars 2006, Guy Letur Guy Letur confirme sa décision de remettre son mandat de Président et du bureau après 22 années d'un dévouement sans faille. Grâce à son dynamisme et à son abnégation, il a su amener l'association à un niveau jamais égalé. |
Guy Letur est l'un des plus fidèles "piliers" des réunions du vendredi soir à "La Galoche d'Aurillac". Il devient membre de l'association en 1959 et intègre le bureau en 1961. Il excelle aussi bien à l'accordéon qu'à la Cabrette. Cabrettaïre de talent, c'est à seize ans qu'il prend ses premières leçons avec Georges Soule. Il obtient le 1er prix avec médaille d'argent au Concours de Paris en 1967. En 1985, il concrétise ce qu'a commencé Marcel Marginier : l'association "Cabrettes et Cabrettaïres" devient filiale de la "Ligue Auvergnate et du Massif Central". Avec Guy Letur l'amicale prend un nouvel essor, plus jeune et plus dynamique que ses prédécesseurs, il n'hésite pas à multiplier les manifestations, en attirant les plus jeunes.
Son enthousiasme est communicatif et crée une émulation favorable à l'évolution et aux progrès de la Cabrette.
Jeannot Bonnet Aujourd'hui l'association Cabrettes et Cabrettaïres, sous la direction de Victor Laroussinie, comprend trois cent sociétaires et enseigne la Cabrette à une quarantaine d'élèves. La fabrication des pieds de Cabrette, sacs, soufflets et anches est assurée par Roger Servant, Jean-Louis Claveyrole et Victor Laroussinie. L'œuvre de "Cabrettes et Cabrettaïres" est comparable à un iceberg dont on ne voit qu'une faible partie lors des manifestations culturelles. On peut dire, sans exagérer et dans la plus grande étendu du terme, que l'association "Cabrettes et Cabrettaïres" est l'unique conservatoire de la Cabrette dans le monde.
cabrette.com |
Mis à jour (Vendredi, 19 Novembre 2010 10:29)







Rencontre avec Jacques Berthier, Roger Aldebert (Fondateurs), Guy Letur et Victor Laroussinie (Actuel Président)






Commentaires
ou me la procurer merci
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