Le Cabrettaïre du mois


François HUGON

François Hugon est né le 26 février 1923 au Pirou commune de Georges près de St Flour. C'est le cinquième enfant d'une famille de sept.
Ses parents Elisa Gallet et Jean-Baptiste Hugon exploitent une petite ferme au Pirou. François fréquente l'école du petit village jusqu'au Certificat d'Etudes. Dès l'age de huit ans, il est loué dans les fermes pour garder les vaches.

 

Puis c'est le début de la seconde guerre mondiale. En 1939, mon père est mobilisé et c'est François qui vient prêter mains fortes à ma mère alors seule à la ferme de Talizat avec mes deux sœurs en bas âge. François n'a alors que seize ans et ma mère l'apprécie beaucoup pour sa gentillesse, son dévouement et son courage au travail.


François Hugon
et Jacques Berthier
(à la cabrette)

Ces trais de sa personnalité ne se démentiront pas.
Avec ses gages de pâtres, il achète son premier accordéon.



Il apprend le solfège par correspondance. Sa passion par notre musique et notre tradition du folklore auvergnat fait qu'il apprend très vite à en jouer.

François travaille à la fabrique de poteaux à Aumont puis entre à la SNCF. Il monte à Paris où il y fera toute sa carrière. Il est affecté à la gare du Nord à l'entretien des voies puis aux travaux neufs.

C'est à Paris qu'il épousera Marie-Louise Le Gaillot qui décèdera le 9 août 1998.

Après la guerre, il ne reste qu'une poignée de Cabrettaïres et tous les grands facteurs ont disparus.


Jacques Berthier et François Hugon au mariage de Roger Aldebert

La Cabrette est dans l'impasse, c'est le déclin… Pour la sortir de l'ornière dans laquelle elle est tombée, Jacques Berthier a l'idée de créer une amicale de Cabrettaïres. Il en fait part à Marcel Marginier, Roger Aldebert, Christian Boissonnade, Jean-Louis Fournier, Georges Soule, Jo Ayrignac et fait passer une annonce dans l'Auvergnat de Paris. Ils font leur première réunion à la brasserie Henri IV chez M. Maragonis où ils voient apparaître Claude Séguret, René Rouquet et François Hugon.

François apprend à jouer de la Cabrette auprès de Roger Aldebert sur une Cabrette ayant appartenu à Antoine Bouscatel.

Cabrettes et Cabrettaïres est fondée le 23 avril 1956. Au sein de l'association, il reprend la fabrication des sacs et des soufflets de Cabrette. Il réinvente le savoir faire oublié et s'applique avec patiente pour présenter aux Cabrettaïres des instrument de qualité.

Ses sacs et soufflets sont comme sont engagement : inusables.

Vers 1960, François rejoint le groupe folklorique "La Bourrée Montagnarde" à Paris.

Il y sera pendant vingt le maître à danser, le chorégraphe et le responsable de la musique.
Après la scission du groupe, il s'investira pendant près de quinze ans dans le groupe folklorique "La Montagnarde".



François Hugon a consacré sans compter son temps, son énergie à la sauvegarde et à la promotion de la Cabrette et de nos traditions pour le plus grand bonheur de tous.

Il a appris à beaucoup d'entre nous à danser, à jouer de la Cabrette.

Il a fabriqué de nombreux sacs et soufflets, mais il a fait bien plus : il nous a transmis sa passion et son enthousiasme.

Jean-Pierre MOULARA
Mars 2007

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